Différence entre Dostoïevski et Tolstoï
Dostoïevski montre des personnes vivant dans l’extrême, face à des évènements hors-norme. Tolstoï est un oeil qui décrit la nature.
Livres à lire sur le parallèle entre Dostoïevski et Tolstoï
Tolstoï et Dostoïevski (Perrin, 1903) par le romancier Dmitri Merejkovski
Les révélations de la mort : Dostoïevski et Tolstoï (Plon, 1931) par le philosophe Léon Chestov
Tolstoï ou Dostoïevski (Seuil, 1963) par le professeur américain George Steiner
Traduction à privilégier pour lire Guerre et Paix de Tosltoï

© Performing Arts / Artes Escénicas via www.flickr.com
Celle de Henri Mongault, Gallimard, Pléiade -
(disponible par exemple sur notre plate-forme ici Tolstoï : La Guerre et la Paix)
Différence entre Balzac et Tolstoï
Balzac a besoin de décrire ses personnages et leur décor avant de les mettre en action. Tolstoï est plus naturel : Il ne décrira ses personnages que lorsqu’il en aura besoin, privilégiant l’action et laissant deviner le reste.
Livre décortiquant le style balzacien
Titre : Balzac ou L’Envers de la création romanesque
Auteur : Ramon Fernandez
Editeur : Grasset
Date de parution : février 1980
Ressemblance Tolstoï et Stendhal
Même si le style de Tolstoï est plus ample, Stendhal et Tolstoï ont le même idéal quant au style d’écriture : selon eux,
- il faut coller au plus près à la description des choses
- savoir les faire deviner sans forcément les nommer
- perfectionner son style signifie l’épurer, l’alléger de tout effet superficiel
On ne retrouve pas, chez Tolstoï, de tic d’écriture ; toute son énergie est dirigée vers ce qui est dit et non vers la façon de le dire.
{ 5 commentaires… vous pouvez lire, puis prenez votre plume ! }
Ce billet est une vraie mine! Il me donne envie de lire ou relire tous ces auteurs…
Comparaison Balzac Tolstoi : exact, Tolstoi ne décrit pas ses personnages longuement, juste les détails qui suffisent, au moment où on en a besoin. De même pour les maisons, le paysage… On les voit quand les personnages y sont, c’est tout.
Perso. j’ai commencé à lire Guerre et Paix, je n’ai pas eu le temps de poursuivre ma lecture, le problème c’est que j’ai peur que la société décrite ait trop vieilli pour réussir à garder l’attention du lecteur moderne ; je me demande, après réflexions, si je fais bien de commencer par ce livre de Tolstoï. Si tu as un conseil de lecture je suis preneur. En attendant j’ai préféré stoppé ma lecture de Guerre et Paix et me rabattre sur les essais plus philosophiques de l’auteur, qui eux me plaisent énormément.
Avec Tolstoi j’ai démarré par Maitre et serviteur (très court…). Pour AK et G&P je n’ai pas ressenti le problème de l’ancrage historique, il y a l’arrière plan bien sûr mais ces personnages sont comme nous, on peut vibrer avec eux, se poser les mêmes questions (c’est à cela qu’on reconnait les grands auteurs, ils tiennent la route sur des siècles). Je n’ai pas lu ses oeuvres plus philosophiques.
Prends Zola par exemple, les Rougon Macquart, je suis sûre que le lecteur d’aujourd’hui peut y retrouver son monde (pouvoir de l’argent, magouilles, politique, etc…)
Ouais, Guerre et Paix risque quand même d’apparaître un peu particulier au lecteur contemporain, ce livre décrit quand même une guerre napoléonienne et certaines scènes comme par exemple les salons de réception du 19ème siècle n’ont plus lieu aujourd’hui. Pour le reste je suis d’accord avec toi sur les qualités du roman, mais moi je me mets à la place des jeunes avec leur envie de lire qui est déjà limitée..
Ah oui, mais alors on ne lirait plus les classiques ou les romans qui se passent dans un autre pays? ce serait dommage, les individus étant les mêmes partout quand même. Mais j’avoue que si on ne connait pas l’arrière plan, c’est plus difficile à suivre (balzac me fait parfois cet effet là, je m’y perds dans les méandres de la politique de son temps)
Bon, les jeunes, oui… pas de gros lecteurs en général. mais il y en a quand même qui lisent, et même si ce sont des daubes, ils peuvent aller vers autre chose après (suis je trop optimiste?)