Les robots peuvent-ils remplacer journalistes et écrivains ?

    C’est ce que laisse penser l’article du Monde intitulé L’ère des robots-journalistes

Cet article, disponible à cette adresse, nous présente un robot implanté près de Chicago aux Etats-Unis, couvrant à lui tout seul des rencontres sportives. Un extrait de l’article vous présente le fonctionnement :

Pour déclencher Stats Monkey, il suffit qu’un humain lui indique quel match il doit couvrir. Une fois lancé, il travaille automatiquement de A à Z. Il commence par télécharger les tableaux chiffrés publiés par les sites Web des ligues de base-ball, et collecte les données brutes : score minute par minute, actions individuelles, stratégies collectives, incidents… Puis il classe cette masse d’informations et reconstruit le déroulé du match en langage informatique. Ensuite, il va puiser son vocabulaire dans une base de données contenant une liste de phrases, d’expressions toutes faites, de figures de style et de mots-clés revenant fréquemment dans la presse sportive. Il va alors rédiger un article, sans fautes de grammaire ni d’orthographe.

Bientôt, ce robot sera vendu à des sites qui l’utiliseront pour écrire à la chaîne des milliers d’articles. Qui dit de nombreux articles dit de nombreuses visites, qui dit également de nombreux sousous dans le porte-monnaie.

c tom gauld via www.flickr.com

© tom gauld via www.flickr.com

    Généralisation de l’écriture automatique

En fin d’article, Yves Eudes évoque la possibilité d’utiliser de tels moyens pour rédiger des bandes-dessinées dont les sujets seraient trouvés automatiquement par la machine en surfant sur les dernières news Google. Le danger apparaît alors au grand jour : les journalistes seront-ils un jour remplacés par les robots ? Et les écrivains, si tant est que l’écriture tout entière ne soit pas devenue une mode complètement has-been ?

    Les qualités qui sauveront l’humain

D’après Neuvovision :

n’ont d’avenir parmi les journalistes que ceux qui sont capables d’apporter à leur production une valeur-ajoutée qui n’est pas mécanisable. C’est l’enquête au long cour (la vraie enquête, en profondeur, celle que n’importe qui n’est pas capable de faire), le reportage de terrain (mais là où les gens ne peuvent pas facilement aller), c’est l’analyse (mais l’analyse pertinente d’un véritable spécialiste disposant d’une réelle capacité de synthèse et de vulgarisation), c’est l’information exclusive (que l’on obtient de son carnet d’adresse patiemment construit), et enfin c’est le style (celui d’une écriture de véritable auteur, qui sait formuler des images frappantes, faire passer des émotions, tenir en haleine son lecteur. Bref le style de quelqu’un qui sait raconter des histoires).

    Mon avis

– Soyons réalistes : l’écriture vit aujourd’hui une de ses dernières décennies. Dans une cinquantaine d’années, le roman tel qu’on le connaît devrait avoir disparu. Place à la transmission de pensées, place aux hologrammes, place à l’immersion dans des univers virtuels. La musique, bientôt, n’aura plus besoin de nos oreilles pour s’immiscer dans notre esprit. Les jeux vidéos n’auront plus besoin de manettes. L’information n’aura plus besoin de l’écriture.

– Qu’est-ce qui peut encore maintenir l’écriture durant quelques années ? Comme le dit l’assertion ci-dessus, tout ce que ne peut pas produire un robot : la forme et la créativité.

– Je prédis un retour aux écrivains de style. Personnellement je suis un fan de Balzac, à mon avis c’est le genre d’écrivains qui peut revenir en vogue. Sa manière de construire les phrases est unique.

– D’une manière générale, tout ce qu’on ne peut pas trouver gratuitement sur internet peut encore se vendre. Mais plus le temps passe, plus le champ libre rétrécit. Ou alors il faut avoir beaucoup de talent.

{ 6 commentaires… vous pouvez lire, puis prenez votre plume ! }

Mimie 1/10/2010 1

Impressionnant le futur que tu prédis Espérons voir tout ça ^^

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Greg 1/10/2010 2

J’ai toujours eu foi en l’avenir, en l’homme, en l’avenir de l’homme. Le futur que je vois est certes différent, mais il ne signifie pas pour moi la fin du genre humain. Au contraire, notre espèce est assez intelligente pour surmonter les dangers du naturel. Cependant, le seul obstacle qui m’empêchera de voir tout ça est malheureusement une chose contre laquelle je me sens complètement désemparé : la mort.

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Alexy 1/10/2010 3

La mort, danger naturel ultime, ne restera peut-être pas un obstacle définitif.
L’intelligence de notre espèce nous aidera probablement à développer un moyen technologique d’accéder à cette quête de l’immortalité, par transfert total de notre mémoire dans un nouveau corps, notre nouveau corps, ou par la récupération automatique de celle-ci momentanément stockée dans un « nuage » jusqu’à ce que notre réincarnation ne la récupère instinctivement. Tant de possibilités.

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Greg 1/10/2010 4

Si l’on suit ton raisonnement, dans cent ans, on regrettera de ne pas avoir développé cette technologie avant afin de conserver la mémoire d’un Einstein ou d’un Léonard de Vinci…

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batto 1/10/2010 5

Faut y aller molo avec la technologie quand même sinon on aura plus de taf nous humains ^^

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Greg 1/10/2010 6

Boaf toute façon l’homme n’a pas forcément besoin de travailler pour vivre Tout ce qu’il demande c’est de l’argent ^^

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